21/12/2010

mon lutin!

La vie des enfants est ponctuée d’aventures, de rires et de joies.  Enfin, telle est ma vision idéale du passage du temps de l’enfance.  Pour mon fils, elle est remplie de différences et d’amis qui ponctuent son quotidien et entretiennent ses rires et ses bonheurs.  Comme maman et ce, même si officiellement je porte le titre de mère au foyer, j’ai rarement du temps pour lui.  Bien que j’essaie d’accumuler toutes les minutes pour les mettre ensemble et en faire un grand jardin d’espace…parfois pour lui il en manque un peu.   Je me console donc à l’écouter rire avec tous les autres membres de ma grande famille pendant que je besogne l’équilibre de l’un et l’autre.

 

Cette année scolaire débutée en septembre n’a pas été facile.  Sans un mot, en silence il a pataugé dans la violence psychologique et physique accumulant des mots qui tuent et des coups qui font mal.  Il aura fallu des lunettes cassées pour s’en rendre compte, pour qu’éclate en mille miettes son cœur bien malmené. Même son piano se tut.   J’ai eu énormément de peine lorsque j’ai su qu’il ne m’avait rien dit, il s’est expliqué en rapportant que les autres chez moi avaient plus besoin de moi que lui….et j’ai pleuré, tellement pleuré lorsque j’ai fait le constat qu’il passait bien souvent après tous ces petits et grands qui sont mon métier et ma passion.   Tendrement, je lui ai expliqué  qu’il était mon sang et ma chair et que je n’accepterais jamais qu’il se taise pour d’autres et qu’il accepte de vivre cette violence.  Du coup, fort comme un géant il a dénoncé son mal  intérieur et il s’est battu  pour obtenir la paix et la liberté de jouer sans se soucier du mal qu’il pourrait recevoir gratuitement.  J’ai eu envie de battre moi aussi ces enfants qui blessaient mon petit. Heureusement qu’il y a eu cet enseignant qui a calmé ma rage et qui a dirigé mon petit dans ce monde scolaire parfois bien difficile.

 

Quand la tempête fut passée, mon grand garçon m’a alors raconté que souvent il se faisait traiter de fou comme ceux qui vivent chez lui !  Sans avoir le temps de répondre il a ajouté que ces enfants-là  ne connaissaient rien aux différences et que les jeunes qui habitent avec nous sont beaux, différents et grands dans leurs cœurs, plus que ces enfants qui disaient cela.   Le soir, lorsque j’en ai parlé à mon homme, nous avons fait le constat que pour la première fois ce choix d’être famille d’accueil a eu un impact terrible dans la vie de notre fils.  Jamais au grand jamais je n’aurais cru que cela finirait un jour par le blesser…autant physiquement que psychologiquement !

 

Trystan a cheminé grandement depuis ces événements, il a appris à dénoncer et à défendre ses droits.  Il a appris à pardonner et à continuer et ce bien mieux que moi.     Son enseignant l’autre jour me proposait de venir parler de notre vie, de mon métier.  Sur le coup,  gentiment j’ai décliné son offre, ayant peur que mon fils encore une fois soit victime  de mes choix.   Avec un recul, je crois que cet enseignant a raison…il faudra raconter un jour notre vie passionnante et si différente de bien des gens.

 

Si j’avais à nommé un lutin du prénom de courage, Trystan mériterait haut la main ce titre honorable.   Mon fils est bon, beau, différent et grand dans son cœur d’enfant encore bien plus qu’il ne le croit.   Chaque jour il me prouve finalement que je lui ai aussi offert un beau cadeau dans ce choix de carrière et je remercie la vie de m’avoir offert un enfant avec de si belles valeurs.   Et son piano a recommencé à jouer…ses petits doigts chantent Noël et sa joie de vivre….

 

Joyeuses périodes des fêtes remplie de vrai et d’intense mes amis xxx



09/12/2010

Apprivoiser la bête !

 

Il n’y a pas si longtemps je vous parlais de l’arrivée de mon petit dernier.   Depuis beaucoup d’eau a coulé sous le pont !   Il fait pleinement partie de mon quotidien et nous bataillons fort pour le rendre le plus autonome possible.  En fait si je suis honnête avec vous, je passe la plupart de mon temps à apprivoiser la bête en lui.   Si j’avais un pseudonyme à lui donner je pense que je l’appellerais :   le monstre obstinémanièreux !

Bref, à chaque fois que je veux instaurer un nouvel acte d’autonomie je dois lui faire face… En moins d’une seconde il se lance par terre, crie, hurle, se tape  et pleure ses quelques larmes de crocodile …   A son arrivée, j’avais droit à un gros 10 minutes d’enfer, maintenant il comprend vite qu’il sera mis en retrait dans sa chambre le temps de la crise et il se calme aussi vite qu’il s’enflamme.

 Depuis, j’ai gagné quelques batailles !  Il apporte sa bavette à table, accepte de se faire changer sa couche, laisse entrer les étranger, il sort à l’extérieur et va vers le bain sans faire LA crise. Ma dernière victoire est qu’il mange enfin seul et avec une cuillère mes chers !   Le plus difficile : garder ses beaux comportements après une visite avec maman.  Il a tendance à vouloir reprendre ses petits plis d’obstinémanièreux … pffffff !

Hier je me demandais pourquoi je m’obstinais à recommencer, à poursuivre, à vouloir continuer à tendre vers cette autonomie si difficile à atteindre  puis une pensée de W.T. Grenfell m’est revenue en tête… : "La véritable joie ne provient pas de l’aisance des riches ou de l’éloge des hommes, mais de la satisfaction de faire quelque chose d’utile".

 

Me revoilà les amis...avec encore peu de temps mais une envie irrésistible m'indique que je dois passer près de mes mots pour appaiser bien des maux.... car je sais ce que représente pour certains ce temps des fêtes...

avec tendresse ......

miss maman xxx



04/10/2010

Un brin d'automne...

Depuis des jours, j'essaie désespérément de rassembler mes mots pour écrire des textes mais ceux-ci me fuient tout comme mes heures de sommeil.  Depuis que  monsieur Tom pouce m’est arrivé, je m’adapte à ses humeurs qui sombrent plus qu’elles ne reluisent.  Même si l'envie de fuguer  me tenaille, je m’accroche  à son temps en me disant que le ciel finira par se dégager.    Dehors c’est l’œuvre d’art de l’automne…toutes ses couleurs qui s’affichent par ma fenêtre me donnent envie de sortir mais monsieur Tom pouce a peur de l’extérieur et mes tentatives finissent par un nez tout gommé et un petit homme roulé en boule en pleine crise de nerfs.    J’aimerais tant qu’il voie ces jolis paysages, qu’il apprécie notre douceur de vivre.   Mon conjoint tendrement me glisse à l’oreille: tu sais ce que ta mère dit toujours... " tout vient à point à qui sait attendre", laisse-lui le temps, il a besoin de temps.   Entre deux de ses coups de pied, je me sens fébrile… En ma mémoire une autre fin de semaine reste à ranger dans un tiroir, un week-end rempli de temps difficile et d’aucune sortie.  Cela me déçoit, je me sens triste.   Puis sans que personne ne l’ait commandé  il s’approche et m’embrasse la joue !  Son premier baiser...

 un flot de tendresse m’ inonde le cœur et ce souvenir s’insère dans la chaleur de mon âme…il ne reste qu’à attendre après tout!

 

06/06/2010

Les petits indiens

 

 

La semaine dernière fut un enfer !  Avant même de le réaliser,  j’ai dû faire face au monstre « gastro-entérite ». Vous savez celui qui attaque et qui se laisse déborder par les deux bouts de notre pauvre corps.   Quoi qu’il en soit lorsque ça m’arrive je fais face du mieux possible mais quand il attaque un ou des membres de ma portée c’est toute une aventure.   Mademoiselle sourire en fut victime la semaine dernière, entre des vomissements et des diarrhées à tracer son chemin, elle fit face du mieux possible à ce monstre géant.   Personnellement, j’ai dû soigner, ramasser et apaiser tous ses maux.  Une nuit j’ai fait jusqu'à neuf lavages de lit, même ma laveuse criait sa peine !

Bref ce fut une semaine où Je me suis laissée entraîner dans cette spirale indomptable, en essayant de récupérer quelques heures de sommeil par ci par là !  Mademoiselle sourire, elle, en perdu son précieux sourire, laissant place aux larmes et aux découragements.  C’est donc par coup de téléphone qu’elle reprit un peu de vie parlant à sa précieuse maman qui elle vivait dans l’inquiétude.

En regardant ce petit bout d'enfant-adulte, mon cœur s’est serré d'inquiétude et m’a fait penser avec tristesse que certaines personnes ne devraient pas avoir à subir en plus de leur réalité ces maladies si éprouvantes.   Une nuit, alors qu’elle était toute tremblante après une série de vomissements, mon conjoint la voyant avancer avec difficulté par épuisement l’a prise dans ses bras pour la ramener dans son lit à nouveau propre.  

Avec sa voix toute enrouée et avec de petites larmes glissant sur sa joue, elle me dit : « Il est fort Marty hein? »  Malgré la maladie, la fatigue et un certain découragement elle me fit sourire... et je lui ai répondu : « T’étais comme une tite princesse là ! »  Et elle me sourit…

Le lendemain matin, et ce même si miss sourire nous avait tous esclaffé notre souper et nos petites personnes de vomissements, tous sans exceptions demandaient comment elle allait et voulait aller la voir… Je leur ai donc expliqué qu’il fallait la laisser se reposer et éviter d’ être trop en contact avec elle pour ne pas propager le monstre gastro.  Tous ont acquiescé… mais deux minutes après j’ai retrouvé  mon premier petit indien…assis juste avant sa porte d’entrée,  il la regardait dormir.   Je lui ai dit : « Que fais-tu là? »  Et il me dit : « Je voulais voir si elle allait mieux pour vrai ! »  « Donne-lui du temps, elle ira mieux,  toujours un petit peu plus tous les jours… » et j’ai sommé  mon petit indien de disparaitre… Dix minutes plus tard un autre petit indien était là bien planté debout près de sa porte !

-         « J’attends qu’elle se réveille pour lui dire bonjour…on se dit toujours bonjour.. »

-         « ouste laisse-là se reposer… »que je répondis en lui caressant la nuque.

Puis dans cette journée, j’ai bien dû rencontrer six indiens près de sa chambre…

Quand mademoiselle sourire se sentit un peu mieux, je lui ai raconté qu’elle avait reçu des indiens lors de sa convalescence…et elle me répondit : « Je sais, je m’en suis aperçu…c’est pour ça qu’il fallait que j’aille mieux…ils étaient tous si inquiets ! » 

Dans  ce monde de fous que m’offre ma société j’ai souvent besoin d'idéaux pour avancer. J'ai besoin de croire en un monde meilleur,  j’ai besoin de savoir qu’il y aura toujours un prochain pour prendre soin de l’autre.

  Dans le monde particulier où je vis…il existe des mots incroyables que chaque membre sait conjuguer : soutien,  entraide,  amour,  compassion,   solidarité,  acceptation et respect.   Comme j’aimerais parfois prendre chaque membre de  ma race humaine pour lui faire goûter mon  monde où règne l’harmonie, où le succès n'est pas matériel et où la beauté dépasse l'artificiel...et ce même les jours gastro !

 

 

 

 

21/05/2010

devenir mère

 

La route est longue entre le moment du premier respire et celui de l’âge de se reproduire.   Puis lorsque l’ombre d’une vie nouvelle apparait  tout prend son sens et tout le reste disparait.   Je me souviens de cette robe  légère de l'aube, rondissant chaque matin devant cette glace, de mes mains caressant ce vallon qui fut le mien.

Tendresse à fleur de peau, je respirais la maternité avec des soupirs d’éternité en attendant l’événement !    La naissance de cet être qui poursuivra ma ligne du temps.  Je me sentais privilégiée et triste à la fois en pensant à ces ventres tendus qui eux n’arrivaient pas à semer l’enfant….pourtant ils savaient    (semer) s’ai …. mer,  eux aussi !

Puis sous ces plis de souffrance, j’y ai trouvé le bonheur !   Soudée à mes racines de vie,  j’étais enfin prête à faire face à tout…solide comme un chêne au vent…droite et enfin fidèle à moi-même  je n’avais plus peur de rien !  Sous ses rayons de sourires, j’ai illuminé ma vie.  Éclairant du même coup chaque rigole laissée par les tempêtes passées.   Pendant qu’il étirait ses lacets pour réussir à faire ses boucles moi je dénouais mes nœuds du passé laissés par de trop vieilles colères.

Puis il apprit à conjuger le verbe aimer…et moi à en détenir tout son sens… 

Aujourd’hui il grandit…comme ma portée …a une vitesse phénoménale…Ses pensées sont belles, son âme joyeuse comme l’ambiance dans ma maisonnée…

Etre mère est pour moi la plus belle délivrance… le moment où j’ai appris à m’émerveiller devant ses petits riens qui  sont ses essentiels.  Rides à l’appui, aujourd’hui je laisse encore ces petites mains, même si elles sont étrangères, me parcourir la peau… car rien n’égale une caresse de maternité….

Ce texte est dédié à cricket1513….qui a lancé un défi qui était d’écrire sur la maternité ou le fait d’être ou de vouloir être maman….

Avec un océan d’affection…

09/05/2010

une belle fête à toutes mes mamans de passage

Que tu sois grand maman, maman, maman d'accueil, maman de famille reconstituée ou qu'il y ait en toi un zeste de parfum de mère je tiens à te souhaiter bonne fête....une fête remplie de rire et de gaminerie avec plein de moments de tendresse et d'allégresse.

doux moments xxxxxxxxxxx

02/03/2010

Mon univers

 

Comme vous le savez ma vie est remplie d’enfants et d’adultes différents.  Chez moi, chaque jour file à un rythme d’enfer assaisonné de besoins à combler et d’interventions à poser.   Mon univers est fait d’actions visant à améliorer le sort de l’un et l’autre tout au long de mes journées.  Parfois c’est fort lourd, moins drôle, plus épuisant et déstabilisant.  Je passe ma vie à négocier :  les récompenses, les sorties, les besoins de l’un avant ceux de l’autre  et les exigences parentales de chacun et chacune de ma portée.  Il m’arrive d’être fatiguée et souvent fort épuisée…moralement, physiquement et certains jours les deux à la fois.

 Mais si je continue, c’est qu’à mes cotés il existe un être exceptionnel qui partage ma vie…qui, les jours plus difficiles, de sa main  frôle la mienne.  Il est le tempo de mes limites, le reflet de ma famille c’est lui qui dit "c’est ASSEZ ! " Il est celui qui essuie chaque larme de ma rivière intérieure,  ainsi perle notre harmonie.   Il me permet de me ressourcer entre ses bras.  Il accepte même les ronflements d’une journée trop lourde à porter.

Cette vie qui roule et hurle engloutit parfois  l'étreinte de ma passion... Je voyage de différence en différence, en me laissant porter  mais bien souvent je finis mes journées par la fatigue et l’essoufflement…mais il est là...Comme  l’azur qui dresse son éternité  autour de moi.   Pour retrouver la femme que je suis,  pour que mon  cœur puisse battre  au rythme  de ses saisons,  pour que ses  mots  éclairent ma mélancolie.    Quand j’ai divorcé, j’ai cru ne jamais trouver un être à la hauteur de mes aspirations, qui me comprenne et me soutienne.   Quelqu’un qui m’accepterait comme je suis,avec mes forces et mes faiblesses, et il est apparu. Il a pris place dans ma vie, m’imposant son jeune âge et son amour et  il a toujours été à mes côtés peu importe si la barque était en pleine tempête ou coincée à marée basse.

Parfois d'un éphémère moment qui brille, dans la folie d’une de nos journées, le miroir reflète ses yeux et je sens le souffle  démesuré  de son amour et je danse dans mon quotidien avec toute cette passion car même après dix ans, quand il ne reste que l'aube d'habillée  j’entends encore battre la mer au fond de ses yeux….il est l’homme de ma vie !

23/02/2010

Ma nouvelle amie

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ma chienne bébé....elle a doublé de taille maintenant...elle a 6 mois! un mastiff anglais

Depuis que je suis au monde j’en ai connu des chiens.   Souvent le chien de quelqu’un qui n’en voulait plus ou qui appartenait à mon père.  Bien que je les aimais beaucoup, mon lien d’attachement n’était pas aussi solide et fort qu’avec Noël ma chienne acquise dans le temps des fêtes.   L'arrivée dans ma vie de mademoiselle Noël  a érigé une puissante complicité. Comme une solide amitié qui sans dire mot nous unit.   J’adore cette chienne !  Je la trouve belle en dedans comme en dehors.  Je craque pour ses vibrations de chien qui souvent viennent pallier à mes fatigues humaines.  J’ai cette impression qu’elle voit en moi et qu’elle m’incite gentiment à la suivre.   Prenez comme exemple cet hiver : d’habitude l’hiver,  j’ai plus l’air d’un oursonne qui se terre dans sa grotte que d’une humaine qui profite des joies du froid…et bien avec Noël c’est du passé ! Elle m’incite subtilement à sortir en s’asseyant devant moi et en me regardant tout en penchant la tête,   juste après avoir été regarder par la fenêtre .   Je traduis cela par "Hey ma grande !  Cet hiver que nous vivons est exceptionnel,  l'un des plus cléments ! Viens, nous allons marcher c’est bon pour nous !"  Et tout au long de la marche elle s’adapte à mon pas et  doucement vient coller son museau dans ma main pour me rappeler que nous sommes ensemble, qu’elle est là.  Son essence me fascine et me charme…Elle s’adapte à chacun de ma maisonnée qu’importent les différences, leurs particuliarités et leurs limites.   Elle est entrée dans mon cœur.  Cette complice m’a fait chavirer au point d’accepter même ses lamentations du samedi matin parce qu’elle désire sortir plus tôt que 6 heures du matin !

Cette chienne me fait sourire… Elle me suit partout tout au long de la journée et je lui parle pendant les corvées.   Lorsqu’elle en a marre,  elle baille bruyamment s’affaisse au sol et ferme les yeux.     Je partage avec elle tous mes états d’âme de la journée, elle  écoute et me donne son affection en guise de réponse.  

Et puis elle me ressemble… Une vrai entêtée !   Refusant d’écouter l’un et l’autre y compris mon conjoint.   Souvent elle accepte de sortir avec un autre mais lorsqu’il est temps d’entrer,  elle s’assoit sur le banc de neige et pas question d’obtempérer ….Elle ignore tous les rappels…..et je n’ai qu’à sortir la tête de la porte et à dire… "Ben voyons fille arrive!" et elle court avec enthousiasme me rejoindre presque en défiant les autres.  

Souvent je n’ai pas le temps de lui lancer la balle ou de la brosser.   Elle s’impose à force de tenacité et je finis par céder.   Hier à ma grande surprise j’ai constaté que je jouais à la cachette avec mon chien autour de la maison… sans même me soucier des voisins !  Essoufflée à force de courir pour ne pas être rattrapée quand elle m’avait trouvée, j’avais retrouvé un zeste d’enfance l’espace d’un moment….Voilà ce plus qu’elle m’offre : depuis son arrivée je redeviens par moment  cette petite fille insousciante qui n’a pas à s’imposer   une tonne de responsabilités et à porter sur des épaules d’adulte pleins de rejetons.    Nous avons tous nos montagnes à grimper, nos obstacles à traverser, nos douleurs à gérer, notre vie à vivre…mais cette année je me laisse emporter par l'écho d'une chamade, celle de mon cœur qui bat et s’émerveille au côté de ma nouvelle amie…

04/01/2010

Mon brin de fille

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Mon brin de fille est  devenue femme !   Le temps a passé et je ne l’ai pas vue évoluer.   En  fait si je parlais de négligence je crois bien que je devrais parler d’elle.  Elle fait tellement tout d’elle même que souvent je me surprends de voir comme elle a changé, grandi et que je ne m’en suis point apercu et que je ne lui ai donné que trop peu de temps.

   Elle est douce, belle, fraîche comme une rose, et si intelligente.   C’est une enfant pleine de maturité et d’équilibre. C’est cependant l’enfant qui souffre le plus de mes choix de vie.    Etre famille d’accueil l’amène constamment à devoir faire face à des gens qui ont envahi sa maison, qui lui ont pris le précieux temps auprès de sa maman.   Elle semble être la seule à en souffrir puisqu’elle a connu être enfant unique et l’enfant du divorce qui vit avec maman.

 Les jours s’enfuient sans éclat ni scandale mais je la sens moins à l’aise que l’ensemble de ma maisonnée.  Parfois elle me lance un : "Tu sais pourquoi j’irai longtemps à l’école maman? Pour ne pas faire ton métier… J’en serais incapable…ça demande tellement…les laver, changer leurs couches, donner leurs bains… tu n’arrêtes jamais…en plus des problèmes de comportements, des interventions à faire…..J’arrive même pas à les garder!"

C’est l’écho d’une chamaille intérieure….  Le fracas d’un être si fragile….C’est ma cicatrice laissée pour la vie dans le bois de mon écorce… comme un long tracé du doigt.   Les racines en terre je me sens comme un vieux chêne… La vie est si dure parfois et l’on voudrait tellement le meilleur pour nos enfants.  Avec le temps l’empreinte se creuse entre ma fille et moi… Comprend-elle mes choix? J’aimerais tant lui montrer mon parcours, sans faire aucun détour, lui faire comprendre qu’à la seule vue d’une larme sur sa joue mon monde s’écroule mais que si je ne me donne pas à d’autres je me sens morte intérieurement…comme si mon seul chemin était marqué au fer.

Ses pétales sont si fins et si frêles … Le temps marque le cœur de mille et une couleurs …Je voudrais les plus belles pour elle…un arc-en-ciel en héritage…mais je sais que je laisserai aussi un jardin plus ou moins bien rangé ou se mélangent herbes folles et belles rangées…J’espère qu’un jour elle verra que sous les feuilles mortes il existe toujours une fleur magnifique, ELLE !

 Dans mon cœur bien ancré volent encore ses baisers qui ont laissé des empreintes de géants, des petits bras qui me serrent si fort et qui m’enlacent…des petits pas maladroits sur une plage de galets… Une lampe est allumée qui jamais ne s’éteindra où à la lueur de la flamme je m’enflamme de ces instants magiques qui me reviennent toujours… et si parfois dans ses yeux je vois ma culpabilité,le temps me ramène à ce  temps où je tenais ce doux corps…. Je la revois serrée contre moi, les yeux à demi clos, buvant au sein.

Je suis persuadée qu’un jour on  arriva à proximité d’un état de vie où je serai devenue vieille et flétrie mais que cela  aura bien peu d'importance. Car j'aurai atteint un nouvel équilibre humain et j’aurai enfin le temps de lui donner tout ce temps.. où je me raconterai et elle comprendra…et je me promets de la regarder se réaliser comme elle l’aura fait un jour pour moi…

( oui la photo c'est vraiment ma grande fille!)

 

29/12/2009

Mes plus beaux mots d'amour!

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Tels du velours

sont ses mots d'amour

lancés avec légèreté

mais tellement de sincérité

 

au réveil, il me dit "Tu es la plus belle !"

il est en éveil, je suis miel

quand je sautille pressée comme une tique

il me dit que je suis magnifique !

il est poète

souvent à m'en rendre muette

en lançant que le ciel ne pleure plus

mon coeur se presse tellement il est ému

quand je vais travailler

il se colle à la fenêtre pour me saluer

avec sa moue triste affirmée

chaque fois je dois lui rappeler que je reviendrai

dans ses yeux je vois son âme

ils sont d'un bleu, il me désarme

son sourire ne cesse de m'éblouir

je suis celle qui réplique en soupir

et je ne cesse d'espérer

que jamais il ne va cesser

d'avoir cette facon de me regarder

et qu'il continue à m'aimer

ce poète de tous les temps

même s'il n'a que trois ans

qu'il est mon fils Trystan

détient mon coeur pour tous les temps

(texte écrit en 2006)

20/12/2009

mes derniers pas dans la neige....

En ce jour,  je prends la route de Noël  pour mieux voir vos âmes remplies de mystère.  Dans toute cette frénésie, je  vous imagine revivre les moments magiques de vos souvenirs.   Je  compte les pas des hommes qui démontrent les battements de leur cœur, cadencés par le rythme du temps…

 J’écoute crier le vent, et je respire la fraîcheur de l’hiver.  Flocons sur le bout du nez, envie de paresse, besoin d’infini…je reste immobile et je pense à vous !  Mes derniers pas dans cette neige me parent d’un collier de perles floconneux… J’arpente mon jardin, mon cœur se repose… La porte de l’aventure vers un autre Noël s’ouvre sur une vallée merveilleuse qui m’attire…celle du futur….Je sens la lumière qui pénètre mon âme. 

Chez moi le décor est digne d’un conte de Noël…La blancheur immaculée du paysage, les lumières des maisons et des sapins, les flocons qui virevoltent dans l’air, comment résister à cela ?

Je vous souhaite à tous un Joyeux Noël. Tous mes vœux de santé et d’équilibre en ce monde qui semble vaciller sous le poids de nos excès passés.  Des vœux de tolérance et de respect envers ces différences qui nous séparent, qu’elles soient physiques, intellectuelles ou spirituelles….

C’est donc avec toute mon affection que je tiens à vous souhaiter à tous et chacun d’entre vous un Noël rempli de tendresse… 


à bientôt je serai de retour le 27 décembre…. 

16/12/2009

Mes lutins de Noël….

Mes lutins de Noël….

Lorsque je  mesure le temps, il m’en  manque toujours en cette période…chaque année c’est un défi que d’arriver dans les délais pour fêter comme tout le reste du monde !

Pour ces enfants qui  sont mes petits protégés,  c’est un départ dans leur milieu naturel qui les attend.  C’est une toute première pour moi, car habituellement, il m’en reste toujours un ou deux pour Noël !

J’entrerai donc sous peu dans la danse des valises à faire, les exigences de calme en ma demeure,  car  plus la date de Noël se rapprochera et plus il y aura une ambiance de tempête dans le cœur de chacun de mes lutins … Ah la frénésie des fêtes !    Et je fêterai Noël avant la date pour remettre à ces joyeux lurons leurs cadeaux et ainsi permettre à cette famille reconstituée qui est la mienne de fêter tous ensemble !

Je ne sais comment toutes ces choses qui m’épuisent et représentent une grande lourdeur me nourrissent malgré tout de  joies et  m'émoussent de bonne humeur.   Je suis peut-être masochiste  ou alors complètement givrée.    Une chose est sûre en tout cas : dans ce monde compliqué, la simplicité du bonheur est un plaisir des plus précieux, contempler ces visages ravis, ces petites joies  qui s’associent à cette fête cela vaut  mille et un trésors que cette terre recèle. 

Je suis émerveillée par ce qui n'est pas commun ou différent.  Si vous les voyiez langues sorties, les mains pleines de gouache, essayant de réaliser des boules de Noël pour les offrir à leurs parents…  Voir à quel point la force de l'un vient combler la faiblesse de l’autre est à mes yeux mon plus grand signe de réussite.

Je conçois ces sursauts de vie qui embellissent mon chemin comme la possibilité de retrouver la paix dans mon âme et ils me permettent d’accepter mon destin.  Grâce à eux je sais que ce qui est brisé peut se reconstruire.  Je sais également que ce qui est différent est très beau, voire unique ce qui les rend encore plus précieux. 

Lorsque je répands mes mots pour vous parler d’eux, s’il y a du chagrin il s'évanouit à la pensée d'un nouveau sourire, d’une nouvelle journée.   

Etre au sommet de la plus haute montagne pour admirer le décor de la nature et le chant des cœurs est magique.  Moi c’est à  Noël que  le silence  chuchotera. Mais je sais que je serai  transportée par les soupirs brûlants de ma flamme intérieure ne recelant que du bonheur.  J’apprécierai  divinement le calme et je chercherai  à me reposer de cette  vie trépidante...

Ce soir nous emballerons tous ces cadeaux faits avec patience et difficulté.   Nous prendrons des heures à le réaliser et je sais que pour certains ça ne sera pas une mince affaire…. Mais faire en sorte que le bonheur des uns soit parfait… afin que leur  cœur serré devienne joyeux le jour de Noël dans chacune de leur famille… fait sûrement de moi l’espace d’un moment une mère Noël, la plus choyée des mamans !