11/06/2010

Les petites fées

 

Tu te souviens de ce temps,  ce temps où l’imagination n’avait pas de fin et où chaque aventure se racontait dans notre tête.  Te souviens-tu de tes rêves les plus fous ?  Où chevaliers, princesses et fées étaient au rendez vous…  Où la réalité n’était qu’une sombre trace faite pour nos parents qui semblaient s’enliser dans ses parcelles sombres.  Te souviens-tu ?

Cette fin d’hiver m’a apporté de nouveaux voisins.  Deux messieurs qui laborieusement agrémentent leur terrain et leur propriété.  Des gens bien vaillants et qui aiment le beau.  C’est un plaisir de les voir transformer leur monde surtout depuis l’arrivée du doux temps… fleurs, arbustes et lumières sont au rendez vous…c’est très joli.   Mademoiselle sourire les a tout de suite remarqués, miss rieuse aussi….Toutes deux, elles sont souvent nez contre la fenêtre à observer nos nouveaux voisins.    Souvent j’ai dû intervenir sur l’importance de laisser vivre les autres,  de ne pas espionner, que ce n’est pas super génial !

Malgré tout ça une d’entre elles continuait à garder le nez dans la vitrine… surtout le soir.  Chaque fois que je passais devant sa chambre, je la retrouvais là, dans le noir à regarder.  Je ne suis d’abord pas intervenue, laissant le temps à la nouveauté de passer….mais rien à faire elle est restée là  aux aguets. Comme si chaque soir, elle avait rendez-vous…

Un soir, je suis entrée dans sa chambre et lui ai proposé d’aller leur souhaiter la bienvenue.  D’un regard, j’ai su que je venais d’ouvrir la porte du  monde des confidences.  Elle me dit : « Ils sont des sages. »   J’ai dit « Quoi? Des sages? »

« Oui, oui des sages! »

« Tu peux m’expliquer comment tu sais ça toi? »

« Ben si tu regardes bien ils ont toujours des visites la nuit… »

« Des visites? »

« Viens voir… regarde les mini lumières dans leurs fleurs …est ce que tu les vois ? »

« Heuuuuu….oui oui! »

« Ben c’est des fées… regarde elles bougent toujours … »

Surprise de cette révélation, je me mets moi aussi à épier mes voisins et je constate qu’ils ont installé de petites lumières qui, derrière les arbustes et fleurs, ont de la vue de sa chambre l’effet d’une lumière qui bouge…

« Tu vois Véro? »

« Heuuuu oui oui ! »

« C’est une forêt pour fée….c’est rare… »

Cette magnifique forêt coiffée  d'ombres et de lumières que le vent  agite est donc l’âtre des fées… toute une révélation ! 

J’hésite à intervenir, puis je me souviens...De tous ces mondes imaginaires que j’ai bâtis à l’abri des regards et qui parfois encore se laissent entendre dans le parfum de mes souvenirs.  Et sans dire un mot,  je l’ai laissée rêver, apprécier, imaginer que là-bas juste de l’autre côté de la rue il y a de très grands sages qui trônent dans leurs plates-bandes sur un fabuleux royaume où dansent chaque soir de petites fées !

 

06/06/2010

Les petits indiens

 

 

La semaine dernière fut un enfer !  Avant même de le réaliser,  j’ai dû faire face au monstre « gastro-entérite ». Vous savez celui qui attaque et qui se laisse déborder par les deux bouts de notre pauvre corps.   Quoi qu’il en soit lorsque ça m’arrive je fais face du mieux possible mais quand il attaque un ou des membres de ma portée c’est toute une aventure.   Mademoiselle sourire en fut victime la semaine dernière, entre des vomissements et des diarrhées à tracer son chemin, elle fit face du mieux possible à ce monstre géant.   Personnellement, j’ai dû soigner, ramasser et apaiser tous ses maux.  Une nuit j’ai fait jusqu'à neuf lavages de lit, même ma laveuse criait sa peine !

Bref ce fut une semaine où Je me suis laissée entraîner dans cette spirale indomptable, en essayant de récupérer quelques heures de sommeil par ci par là !  Mademoiselle sourire, elle, en perdu son précieux sourire, laissant place aux larmes et aux découragements.  C’est donc par coup de téléphone qu’elle reprit un peu de vie parlant à sa précieuse maman qui elle vivait dans l’inquiétude.

En regardant ce petit bout d'enfant-adulte, mon cœur s’est serré d'inquiétude et m’a fait penser avec tristesse que certaines personnes ne devraient pas avoir à subir en plus de leur réalité ces maladies si éprouvantes.   Une nuit, alors qu’elle était toute tremblante après une série de vomissements, mon conjoint la voyant avancer avec difficulté par épuisement l’a prise dans ses bras pour la ramener dans son lit à nouveau propre.  

Avec sa voix toute enrouée et avec de petites larmes glissant sur sa joue, elle me dit : « Il est fort Marty hein? »  Malgré la maladie, la fatigue et un certain découragement elle me fit sourire... et je lui ai répondu : « T’étais comme une tite princesse là ! »  Et elle me sourit…

Le lendemain matin, et ce même si miss sourire nous avait tous esclaffé notre souper et nos petites personnes de vomissements, tous sans exceptions demandaient comment elle allait et voulait aller la voir… Je leur ai donc expliqué qu’il fallait la laisser se reposer et éviter d’ être trop en contact avec elle pour ne pas propager le monstre gastro.  Tous ont acquiescé… mais deux minutes après j’ai retrouvé  mon premier petit indien…assis juste avant sa porte d’entrée,  il la regardait dormir.   Je lui ai dit : « Que fais-tu là? »  Et il me dit : « Je voulais voir si elle allait mieux pour vrai ! »  « Donne-lui du temps, elle ira mieux,  toujours un petit peu plus tous les jours… » et j’ai sommé  mon petit indien de disparaitre… Dix minutes plus tard un autre petit indien était là bien planté debout près de sa porte !

-         « J’attends qu’elle se réveille pour lui dire bonjour…on se dit toujours bonjour.. »

-         « ouste laisse-là se reposer… »que je répondis en lui caressant la nuque.

Puis dans cette journée, j’ai bien dû rencontrer six indiens près de sa chambre…

Quand mademoiselle sourire se sentit un peu mieux, je lui ai raconté qu’elle avait reçu des indiens lors de sa convalescence…et elle me répondit : « Je sais, je m’en suis aperçu…c’est pour ça qu’il fallait que j’aille mieux…ils étaient tous si inquiets ! » 

Dans  ce monde de fous que m’offre ma société j’ai souvent besoin d'idéaux pour avancer. J'ai besoin de croire en un monde meilleur,  j’ai besoin de savoir qu’il y aura toujours un prochain pour prendre soin de l’autre.

  Dans le monde particulier où je vis…il existe des mots incroyables que chaque membre sait conjuguer : soutien,  entraide,  amour,  compassion,   solidarité,  acceptation et respect.   Comme j’aimerais parfois prendre chaque membre de  ma race humaine pour lui faire goûter mon  monde où règne l’harmonie, où le succès n'est pas matériel et où la beauté dépasse l'artificiel...et ce même les jours gastro !

 

 

 

 

02/06/2010

Donnons du temps à mes textes

Je dois vous avouer une chose très importante... Chaque texte posé ici est un texte écrit depuis longtemps. Il est donc digéré, astiqué, et n’émet pas l’émotion que je vis dans mon présent. Je ne suis donc plus triste, plus émue et plus fâchée !

Pourquoi ce lapse de temps...? Parce qu’il le faut. Je ne veux pas d’un blog qui règle des comptes, ni d’un blog qui pourrait faire relier mes écrits à un événement. Le fait de prendre mon temps pour exposer un texte aide les parents de mes jeunes qui passent par ici... ça laisse une interrogation sur ce qui s’est passé ? Parlait-elle de la mienne ou du mien ?

C’est mieux ainsi car même si je ne mets pas de prénom, il pourrait être facile pour certains parents de faire des liens. Alors il ne faut pas s’inquiéter non plus sur mon état d’âme... Même si un texte est triste, je ne suis pas triste... De toute façon, de vous à moi, je suis plutôt joviale que triste, la tristesse ne dure jamais bien longtemps....

Puis-je vous dire que vous me manquez ? Je passe moins mais sirop que je m’ennuie de vous tous! Alors grosse bise d’ici à mon repassage qui ne saurait tarder.... xxxx

21:38 Écrit par veronique dans Général | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : temps, texte, composition, bog, blog de veronique |  Facebook |