23/02/2010

Ma nouvelle amie

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ma chienne bébé....elle a doublé de taille maintenant...elle a 6 mois! un mastiff anglais

Depuis que je suis au monde j’en ai connu des chiens.   Souvent le chien de quelqu’un qui n’en voulait plus ou qui appartenait à mon père.  Bien que je les aimais beaucoup, mon lien d’attachement n’était pas aussi solide et fort qu’avec Noël ma chienne acquise dans le temps des fêtes.   L'arrivée dans ma vie de mademoiselle Noël  a érigé une puissante complicité. Comme une solide amitié qui sans dire mot nous unit.   J’adore cette chienne !  Je la trouve belle en dedans comme en dehors.  Je craque pour ses vibrations de chien qui souvent viennent pallier à mes fatigues humaines.  J’ai cette impression qu’elle voit en moi et qu’elle m’incite gentiment à la suivre.   Prenez comme exemple cet hiver : d’habitude l’hiver,  j’ai plus l’air d’un oursonne qui se terre dans sa grotte que d’une humaine qui profite des joies du froid…et bien avec Noël c’est du passé ! Elle m’incite subtilement à sortir en s’asseyant devant moi et en me regardant tout en penchant la tête,   juste après avoir été regarder par la fenêtre .   Je traduis cela par "Hey ma grande !  Cet hiver que nous vivons est exceptionnel,  l'un des plus cléments ! Viens, nous allons marcher c’est bon pour nous !"  Et tout au long de la marche elle s’adapte à mon pas et  doucement vient coller son museau dans ma main pour me rappeler que nous sommes ensemble, qu’elle est là.  Son essence me fascine et me charme…Elle s’adapte à chacun de ma maisonnée qu’importent les différences, leurs particuliarités et leurs limites.   Elle est entrée dans mon cœur.  Cette complice m’a fait chavirer au point d’accepter même ses lamentations du samedi matin parce qu’elle désire sortir plus tôt que 6 heures du matin !

Cette chienne me fait sourire… Elle me suit partout tout au long de la journée et je lui parle pendant les corvées.   Lorsqu’elle en a marre,  elle baille bruyamment s’affaisse au sol et ferme les yeux.     Je partage avec elle tous mes états d’âme de la journée, elle  écoute et me donne son affection en guise de réponse.  

Et puis elle me ressemble… Une vrai entêtée !   Refusant d’écouter l’un et l’autre y compris mon conjoint.   Souvent elle accepte de sortir avec un autre mais lorsqu’il est temps d’entrer,  elle s’assoit sur le banc de neige et pas question d’obtempérer ….Elle ignore tous les rappels…..et je n’ai qu’à sortir la tête de la porte et à dire… "Ben voyons fille arrive!" et elle court avec enthousiasme me rejoindre presque en défiant les autres.  

Souvent je n’ai pas le temps de lui lancer la balle ou de la brosser.   Elle s’impose à force de tenacité et je finis par céder.   Hier à ma grande surprise j’ai constaté que je jouais à la cachette avec mon chien autour de la maison… sans même me soucier des voisins !  Essoufflée à force de courir pour ne pas être rattrapée quand elle m’avait trouvée, j’avais retrouvé un zeste d’enfance l’espace d’un moment….Voilà ce plus qu’elle m’offre : depuis son arrivée je redeviens par moment  cette petite fille insousciante qui n’a pas à s’imposer   une tonne de responsabilités et à porter sur des épaules d’adulte pleins de rejetons.    Nous avons tous nos montagnes à grimper, nos obstacles à traverser, nos douleurs à gérer, notre vie à vivre…mais cette année je me laisse emporter par l'écho d'une chamade, celle de mon cœur qui bat et s’émerveille au côté de ma nouvelle amie…

17/02/2010

Les rides



 

 

 

Le temps passe et me glisse entre les doigts … .tellement que parfois je n’ai  pas  le temps de me regarder au moins une fois dans la glace dans une journée.   Puis quand l’horloge me permet de prendre une pause, il m’arrive de me regarder et de constater à quel point je vieillis.   Hier, par pur hasard je suis tombée sur une amie avec qui j’ai étudié au cegep.  Elle avait bien quelques pattes d’oie que je ne connaissais pas mais tout le reste de son corps était resté identique … Elle affichait encore son petit tour de taille et sa petitesse.  Elle cherchait des analgésiques, je me suis plu à penser qu’elle devait avoir mal à la tête à force de ne pas manger ! Mais en arrivant à la maison,  j’ai repensé à cette petite taille que je portais fièrement "dans le temps !"   Vous souvenez-vous, vous, de ce temps-là …où notre priorité était de vérifier si la petite jupe donnait l’effet voulu dans la glace ?  Où la plus grande préoccupation de la journée était de savoir si tel ou tel autre avait tourné la tête à notre passage ...   Bref il est bien loin ce temps.   Je constate que vieillir n’est pas une fin en soi…mais j’avoue que parfois je trouve cela bien difficile surtout quand je regarde les rides qui se dessinent sur ma peau.    Mon  homme a une facon bien à lui de me faire comprendre tout ce processus… Il me dit que le temps me fait vivre bien des tourments et qu’il laisse des traces pour que je me souvienne du tracé de ma vie… Comme une carte qui se dessine…. Voulant donc le déjouer je lui dis : "Et le tour de taille qui s’épaissit c’est pour quoi?" ... et gentiment en souriant il m’a répondu : "Tu vis tellement de choses ma belle ! Normal qu’il déploie un peu en largeur sa carte s’il veut se rendre jusqu'à la fin de ta vie à tout marquer ! "….."Oin ! J’en n'ai pas fini avec les rides moi…alors!!!"  Un peu frustrée,  j’ai donc crié haut et fort que sur chaque ride ou vergeture je me ferai tatouer une fleur….et ma charmante fille, qui affiche sa petite taille de guêpe, me piqua en me lancant bien gentiment : "Maman tu seras un des plus beau grand bouquet de notre époque !"  

Tiens toi…ça t’apprendra à pleurer sur ton sort ! Et une grimace à ce temps qui passe ! Pffff

 

Sourire….

13/02/2010

L'enfant tendresse...

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Avant Noël j’ai vécu  un événement marquant. En fait j’ai passé mes fêtes avec une drôle de sensation dans le cœur… comme un serrement  et une difficulté à couper de tout cela.  Mais je peux désormais penser à lui sans ressentir ces sentiments qu'elle a ensevelis au fond de mon être.  Je sais qu’au fil du temps, cela s'estompera de ma mémoire. Peut-être pas totalement de mon cœur, mais de ma mémoire, quasiment...

 

J’offre à des familles naturelles qui ont des enfants à problèmes ou différents du répit un weekend sur deux.   C’est donc un moment pour eux de se reposer,  mais pour moi c’est souvent un trois jours bien plus difficile car je fais face à des enfants élevés bien différemment que le reste de ma troupe qui fonctionne selon mon horaire et mes habitudes.   Un de mes jeunes est bien particulier, il a 6 ans et il a surtout bien besoin de bases et de discipline pour améliorer sa situation.  J’ai donc droit à des répits avec lui où je rappelle et rappelle et rappelle les règles établies et la base d’une bonne conduite.  Je passe mon weekend à me répéter et à gronder.

 Il était d’ailleurs mon dernier répit avant mon départ pour Noël.   J’avais vraiment hâte de finir ce répit car je quittais après pour un repos bien mérité dans ma belle-famille.   Mon conjoint attendait avec impatience  de revoir ses parents et l’idée de passer quelques jours à faire peu de nourriture et à ne m’occuper que de mon fils me réjouissait.  Mon petit ami en répit,  que nous appellerons monsieur tendresse, avait lui aussi vraiment hâte que cela se termine.   Sa maman lui avait promis de faire le sapin et d’emballer les cadeaux pour les mettre sous l’arbre.  Il ne tenait pas en place, revenant vers moi sans cesse  pour vérifier le temps qu’il restait avant son départ pour la maison.

Ici le sapin trônait depuis un certain temps, l’ambiance était à la fête et tous étaient d’excellente humeur !  Je me sentais d'ailleurs privilégiée de pouvoir vivre avec un tel état d'esprit.   Le dimanche, d’habitude, sa mère venait le chercher vers les 16h00 mais aucune nouvelle d’elle ne laissait prévoir qu’elle se présenterait…. Le petit était bien impatient et il compensait en parlant bien fort du magnifique sapin qu’il ferait avec sa maman en arrivant.

Après une heure d’attente, sa mère me téléphona… :

-Véronique, je ne viendrai pas le chercher !

 -Mais tu ne peux pas faire ça, il t’attend et ton répit se termine ce soir.

  – Il est mieux chez toi que chez moi, je ne vais pas bien !

 – Mais je quitte pour Noël moi demain matin… Tu dois venir le chercher!

– Non je ne viendrai pas…Fais ce que tu veux avec, mets-le sur la galerie s’il le faut mais je ne viendrai pas le chercher !!!

- Mais il t’attend lui, il compte sur toi !

 – Je n’ai plus de voiture, elle  m’a lâchée après avoir été au club Price magasiner…

- C’était à côté de chez moi le club pourquoi ne pas être venue le chercher ensuite ?

 – Tu es plus apte que moi pour t’en occuper actuellement je ne viendrai pas le chercher.

  – Mais as-tu pensé à ce qu’il vivra et ressentira et je ne pourrai pas laisser cela comme ça tu dois venir le chercher.

 – Peut-être demain ...

 – Si tu ne viens pas demain je ferai un signalement, de toute façon ton choix fait que je dois d’avertir ton intervenante. 

Et elle raccrocha…

La première chose que j’ai vue après avoir raccroché a été mon conjoint qui subtilement ramassait les valises pour les faire disparaitre dans une garde robe.  Il vint près de moi et me serra dans ses bras.  Il savait que je devrais annoncer à notre monsieur tendresse que maman ne viendrait pas et que je ne savais pas quand elle reviendrait.  Il savait que  viendraient plein de questionnements, d’inquiétudes et sûrement des larmes.   Ensemble en un gros trois minutes de réflexion nous décidâmes de quitter le lendemain malgré tout, avec lui en plus si sa maman ne venait pas le chercher.

Quand je lui ai dit de venir me voir, il s’est approché lentement en me lorgnant du regard… Puis il me dit

– maman ne viendra pas me chercher hein ?

 Lentement à mon tour je lui ai expliqué du mieux possible la situation.  Les larmes sur ses petites joues blanches coulaient à flots mais il ne sanglotait pas.  Il me dit alors…

- Tu vas me laisser ici seul pour partir dans ta famille ?  

Là je l’ai rassuré lui indiquant que je l’amènerais en vacances si demain elle ne venait pas le chercher…  

Il refusa d’aller jouer.  Mon fils de loin regardait sa peine et son désarroi.   Puis monsieur tendresse me lança :

-Tu crois que le père Noël trouvera où je suis pour que j’aie mes cadeaux ?... et mon fils cria :

-Mais il le sait déjà, regarde sur ce cadeau c’est ton nom qui est marqué !  

Puis mon grand garçon me regarda en souriant car lui ne croit plus au père Noël….mais il était ravi de lui montrer qu’il détenait sous notre arbre un cadeau pour lui.   Monsieur tendresse  passa la soirée à tourner et retourner ce précieux cadeau entre ses mains….avec une moue triste et déçue.

Personne ne fit de valise ce soir-là pour ne pas ajouter à tout cela….et miraculeusement le lendemain, avant notre départ… sa mère arriva.   Tout juste après que j’ai eu fini de tout arranger avec les intervenants  du petit.  Je lui en voulais à cette mère, je lui en veux encore…elle a eu droit aux bras de son fils rempli de bonheur et à son sourire en la voyant arriver.  Moi je lui ai offert un accueil de glace.  

Elle devint son plus beau cadeau de noël… Elle me laissa comme cadeau plein d’amertume et de tristesse.   Je ne peux comprendre comment quelqu’un peut faire cela à un enfant mais je sais maintenant pourquoi monsieur tendresse est si insécure.   Je suis régulièrement révoltée par le sort des enfants  bafoués dans ce monde !  Délaissés à eux-même ils ne peuvent point s’en sortir et grandir intérieurement.  Être parent signifie de donner de soi et de donner la priorité à ces petits êtres que nous avons mis au monde.   L'acte de donner à autrui n'a aucun lien avec la fortune que l'on possède.  L’essentiel est invisible aux yeux mais nécessaire pour le développement de notre progéniture.   Je suis toujours outrée lorsque j'entends les gens d'ici se lamenter de leur pauvreté.  S’ils voyaient la pauvreté de certains enfants….intérieurement et familialement.  Il faudrait ouvrir  grands nos  yeux et  regarder bien plus loin que notre nombril...

Perdue dans mes nuages, j’ai vu  tressaillir mon cœur de maman sous le choc pendant toutes les fêtes.   Et je me suis réveillée souvent avec une drôle d'humeur au fond du cœur...

12/02/2010

DE RETOUR

 

Me revoila enfin!  L’ordinateur va mieux….il parait que je l’avais enfariné et de la le précieux morceau a lâché.   Mon informaticien m’a dit que j’étais la première qu’il connaissait a enfariner un ordinateur... J'ai toujours été spécial! sourire...  Vous   m’avez drôlement manqué…. Nos liens sont précieux et j’avoue avoir trouvé très difficile de ne pas vous lire et vous écrire…

Tranquillement je repasserai chez vous tous un après l’autre pour reprendre le temps perdu et apprécier l’essence même de votre précieuse amitié.   Puis j’écrirai encore, j’en ai tellement vécu pendant cette absence….

Je vous embrasse…xxx

 Voici le Carnaval de Québec!  Un événement très important par chez moi  ou les québécois affrontent les moins 20 degrés pour fêter et s’amuser

. glissade sur glace...

découper dans la neige!

sauna a moins 20!

bar sur glace

surfing sur neige

voila comment nos groupes jouent malgré le froid.... un plastique bien du chaffage et le party est débuté!

et soirée d'exercice...tout le monde bouge et nous restons au chaud!